Emakina - building brand experiences

Archive for August, 2010

Yunomi wint de grootste onderscheiding op de Interactive Media Awards

Aug 31 2010

De internationale jury van de IMA bekroonde Yunomi met maar liefst 480 van de in totaal 500 te winnen punten, waarmee Yunomi de ‘Best in Class Award’ won in de categorie ‘Community’. Deze prijs werd eerder toegekend aan Facebook.

In het continu veranderende medialandschap wordt het steeds moeilijker om een duurzame relatie met de doelgroep op te bouwen. Daarom introduceerde Unilever Benelux een multi-brand community platform waarmee op basis van relatiemarketing wordt gebouwd aan trouwe klantrelaties in de Benelux.

Emakina ontwikkelde dit multi-nationale platform door en voor vrouwen: elke vrouw kan zelf haar steentje bijdragen. Het belangrijkste onderdeel van Yunomi is de online community waar vrouwen ontroerende, interessante en inspirerende  verhalen kunnen lezen of zelf schrijven. Ze kunnen er ook persoonlijke ervaringen, recepten en praktische tips uitwisselen. Uniek aan Yunomi is dat de leden worden beloond voor hun deelname: door actief te zijn (artikels schrijven, reacties posten,…) sparen ze Nomi’s die ze elk kwartaal kunnen inwisselen voor een leuke prijs. In de dagelijkse rubriek ‘Vrouw van de dag’ deelt een lid haar persoonlijk verhaal met alle Yunomi-leden uit Nederland of België.

De Interactive Media Awards worden elk jaar in de Verenigde Staten georganiseerd en bekronen de meest creatieve internetcampagnes ter wereld.

The campaign for the MIXX Awards 2010 is not a scam

Aug 31 2010

Emakina has made the communication campaign for the next MIXX Awards 2010. It is a humorous campaign based on Internet scams.
The campaign consists of the visuals of 3 personalities of the Belgian web. Each character has special make-up and is disguised in order to bribe the jury, using Internet scam techniques that must help them to win the precious trophy. You may recognize some of their techniques, such as scam 419 (the so-called Nigerian scam), the Russian girl who wants to become your partner or the hoax of the little sick girl who needs your help.

An original concept to remind us that only the quality of the campaigns will succeed in seducing the jury.

Le marketing des destinations à l'ère des données ouvertes

Aug 30 2010

C’est la fin de l’été et nous allons parler Tourisme. Pourquoi ? parce que c’est un de mes domaines préférés, bien en pointe dans la mutation impulsée par les usages numériques et généralement révélateurs de ruptures. A ce titre, je vais vous expliquer qu’il va être le siège d’une nouvelle bataille dans l’accès à une ressource inattendue pour lui : les développeurs. Une compétention emblématique d’une approche marketing qui concernera bientôt pratiquement tout le monde. Bienvenu à l’ère des organisations plateformes.

De l’art de fabriquer des silots à grain

Je lisais récemment de beaux papiers sur la performance des fonctionnalités de recherches sur les sites de Tourisme. L’occasion de repenser aux SIT (Systèmes d’Informations Touristiques), dont le développement et l’énergie qu’ils engloutissent fait penser à Sisyphe.
Il y a l’hétérogénéité des systèmes et les modèles pas vraiment ouverts qui les peuplent. Passons. Il y a surtout, derrière l’idée de consommateurs experts, pour lesquels la décision sera d’autant plus acquise que les produits soient filtrables et triables à discrétion grace à un niveau de description super exigeant, sans parler des données chaudes que sont notamment celles des disponibilités.
C’est une erreur de s’enfermer dans cette approche à mon sens. Elle a en effet tous les attributs pour s’imposer une dictature des prix. D’une part en raisonnant en terme de produits banalisés interchangeables, d’autre part en externalisant l’expertise chez le client, donc en la perdant. Après, on vient me parler d’affinitaire, de marketing de l’expérience. Cherchez l’erreur. Cela dit, il y a aussi du low-cost ou du “meilleur prix”, sans parler des sites de comparaison. Comme en e-commerce en général, la pression est très forte pour exister aux yeux d’un public prétendument avide d’opportunités.
En tout état de cause, nous voilà avec des systèmes gavés de données, dont la maintenance est lourde et coûteuse, d’autant plus quand elle s’appuie sur une collecte associée à des organisations non liées par des liens de subordination.

Des apps à la pelle, mais pour quoi faire ?

Si l’on pouvait douter d’autant de moyens dépensés à nourrir les SIT, ce n’est plus le cas si l’on considère l’engouement associé aux applications mobiles. Il est tel, et suffisamment appuyé par des études définitives, que je vais vous épargner d’en faire des tonnes.
Ce qui est par contre certain, c’est que l’on assiste à la production de profusions d’applications clones, selon la conviction que le consommateur est inévitablement demandeur du guide touristique de la destination et que c’est de la responsabilité du management de la destination de le faire. En conséquence de quoi, les destinations dépensent de l’argent à développer des applications et à les promouvoir. Extension du domaine des plateformes me direz-vous. En effet, avec l’avantage que soit le contenu est parfaitement froid, soit il sort du SIT et qu’on peut même se dire qu’on fait une bonne affaire à valoriser cette montagne de données qui coûte si cher.

Il y a pourtant bien mieux à faire.

Libérer les données pour libérer les usages

Les grandes idées viennent toujours du terrain et c’est une vérité fondamental de l’économie moderne. On avait donc regardé avec amusement ou circonspection les promoteurs de l’open data, libération des données en bon français, ferrailler contre la puissance publique. L’exemple anglais est bien connu.
Depuis, l’opendata a fait son chemin et démontré ses possibilité. Les fondus d’e-government connaissent bien les initiatives de l’administration Obama ou encore FreeOurDatas. En France, l’exemple vient de Rennes.
De quoi s’agit-il ? Plutôt que d’inventer des services, de financer des applications et de s’évertuer à les faire adopter par le public qui n’a rien demandé, il s’agit d’investir dans la viabilité et la qualité du gisement de données, de l’ouvrir par des APIs et web services ouverts et de superviser l’appropriation par la société et l’économie. Ainsi, à Rennes, des tas d’applications mobiles sont nées en quelques mois, exploitant le gisement de données ouvertes concernant les transports publics. Aucune de ces applications n’a coûté à la collectivités.

Nous sommes ici typiquement dans une logique ouverte qui consiste à créer un écosystème économique, permettant de démultiplier le champ des initiatives au maximum, de ne surtout pas se priver d’une bonne idée et d’impulser une offre de service riche et diversifiée. Une offre que le détenteur des données ne pourrait même pas s’imaginer mettre en oeuvre en rêve.
Evidemment, la contrepartie, on perd du contrôle, d’une part, et on gagne d’autre part l’obligation de garantir le service d’accès aux données. Une obligation que l’on avait déjà tacitement de toute façon. En retour, les service et les usages se développent beaucoup plus vite, à coût très faible, suscitant de fait l’espérance d’avoir là un vai moteur de développement économique, confère ma sortie dans RSLN Mag en ce début d’année, quand je disais que la puissance publique cherche de la croissance alors qu’elle est assise dessus : libérons les données publiques !

Comme vous l’avez compris, ce que je dis, c’est que les destinations feraient mieux d’investir dans l’opendata que de s’ingénier à dépenser l’argent qu’elles n’ont pas dans des applications qui se ressemblent toutes et que personne n’a demandé.

Je le pense tellement fort que je sais que l’accès aux données, mais aussi aux contenus, est un sujet récurrent et déplaisant au sein du management interne de la destination. Les professionnels, à qui on demande de fournir de la données, toujours plus de données d’ailleurs, voient souvent cela plus comme une obligation bureaucratique que comme une contribution à la qualité du bien commun qu’est la destination, sans parler de valeur de marché. S’ils pouvaient bêtement réexploiter eux-même ce gisement, grâce à un framework simple sinon de bêtes widgets, sans doute verraient-ils d’un autre oeil l’exercice et l’effort qu’on leur impose.

Les applications, nouvelle fracture numérique entre les destinations

Je le pense tellement fort que je ne peux que constater qu’il n’y a pas que les destinations qui produisent des applications. C’est un vrai marché, surtout sur les endroits qui sont porteurs, bien entendu. Il suffit d’aller taper n’importe quel nom de ville ou de territoire dans l’app-store et de compter les applis. Essayez, c’est éclairant !
Outre l’hétérogénéité des données, donc de l’information et de l’image de la destination que l’on observe entre ces applications, la mise à disposition de données ouvertes permettrait au management de la destination de s’assurer d’un minimum de cohérence dans l’information et le contenu.

Mais surtout, on ne peut que constater déjà, qu’il y a fracture entre destinations riches, naturellement génératrices d’applications, et les autres qui doivent se les payer ! Au moins les secondes peuvent-elles espérer, avec de l’opendata, abaisser l’équation économique qui pèse sur la non-réalisation d’application. L’exemple de Rennes a bien montré que cette approche faisait émerger des services de niches, impensables autrement, outre la vitesse, sans comparaison aucune, avec laquelle le bouquet de services se développe.

Sortir de l’impasse, changer de modèle, prendre le risque de l’innovation

Tout ceci est très séduisant pour nous qui baignons dans l’IT, qui sommes à l’aise avec les licences libres, creative commons, sans parler du Saas ni du Cloud. C’est même excitant d’envisager les modèles de développement crowdsourcés ou similaires à l’open-source qu’ils représentent. C’est ce que l’on appelle (donc) les organisations plateformes, car elles se positionnent comme des écosystèmes de développement de services.
Nous, agences, sommes parfaitement à l’aise avec cela car il est dans notre nature de gérer l’hétérogénéité de compétences que cela requiert, plus la culture du réseau. Il en va autrement pour le politique ou le manager de destination. S’imaginer que l’avenir d’un CRT réside dans l’animation de communautés de développeurs ne va de soit.

C’est pourtant ma conviction qu’à l’instar du datajournalism qui disrupte les médias actuellement, le marketing va vivre une nouvelle révolution à l’aune de l’opendata et des organisations plateformes. Le tourisme me paraît plus concerné que d’autres.

L’avenir appartient aux audacieux. Qui veux jouer avec moi ?

Appstream for iPad

Illustration par 713 Avenue

Retrouvez également cet article sur Owni

Yunomi receives summa cum laude from IMA

Aug 30 2010

Yunomi has just won the highest award at the recent Interactive Media Awards. By attributing a dazzling 480 points in 500, the international jury of the IMA awarded the Yunomi platform with a ‘Best in Class Award’ in the category ‘Community’.

This online community, created and updated daily by Emakina, allows users to consult practical articles, share personal experiences and discover new recipes to save time or to be more efficient in their professional lives. Every day a member is put in the spotlight and gets an opportunity to share her experiences with the other visitors. For each type of interaction with the site, visitors receive loyalty points that can then be exchanged for product vouchers or gifts.

Du bon usage des QR Code : Zoo Records

Aug 30 2010

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zoo records qr code campagne

Une excellente campagne, qui a d’ailleurs reçu un Lion d’or à Cannes me semble-t-il, et qui démontre un excellent usage de la technologie QR Code trop souvent mal manipulée.
Dans un contexte ou faire émerger de nouveaux artistes n’est pas chose aisée, qui plus est en Chine, cette campagne met en oeuvre les bons atouts pour exciter et amuser nos chers teenagers de génération iPhone :

  • Les codes graphiques de l’underground pour susciter l’intérêt
  • Du street marketing pour renforcer le coté aficionados
  • Un brin de technologie qui permet de dégainer son iPhone
  • De quoi découvrir de nouveaux groupes tel que Pandora, Last.fm ou Deezer le permettent
  • Un one click shopping pour le plus grand bonheur des ventes
  • Et un one click sharing on Facebook et Twitter pour le coté statutaire : c’est moi qui l’est vu en premier les gars, je suis le leader de la tribu que ce soit clair ! ;)

Plus de la moitié des 14 groupes impliqués dans cette campagne ont fait “sold out” sur les ventes de leur album durant la première semaine. Pas mal n’est ce pas ?

Gefeliciteerd Becel!

Aug 28 2010

Becel bestaat dit jaar 50 jaar. Vanaf 1960 is het merk al actief met initiatieven en producten om Nederlanders bewust te maken van het belang van goede voeding en een gezonde levensstijl. Wij kennen Becel al jaren en werken met veel plezier samen aan mooie projecten, waaronder deze bijzondere verjaardag. We laten de kans daarom ook niet aan ons voorbij gaan om ze op deze plek nog even in het zonnetje te zetten. Gefeliciteerd Becel!

Social Media voor Kluwer

Aug 25 2010

In juni hebben we voor Kluwer een succesvolle game seeding campagne gedaan. Via verschillende social media kanalen hebben we de ‘wie-zei-wat-quiz’ aangejaagd en voor Kluwer een bredere doelgroep bereikt. Met trots kunnen we nu vertellen dat we op korte termijn meer met Kluwer gaan doen op social media terrein.

Nike+ Foursquare = Nike² ?

Aug 24 2010

Pourquoi ne pas profiter de son jogging pour gagner des points (et des mayorships) sur Foursquare ? C’est la question qu’a dû se poser Casey Halverson, un ingénieur réseau américain, lorsqu’il a commencé à travailler sur un hack permettant d’utiliser le module Nike+ pour effectuer des actions dans Foursquare.

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Cette initiative va dans le sens d’une facilité de l’adoption des services de géolocalisation par l’automatisation comme le propose Shopkick ou l’application Future Checkin.

Bien que cette inciative soit un peu limitée par la restriction de 3 checkins maximum par tranche de 15 minutes, je reste curieux de voir qui de Nike ou d’adidas (qui a lancé son application concurrente à Nike+ micoach) ira en premier sur le terrain des SNLB. (Social Networl Location Based)

Source : Mobile Behavior via BBHLabs

Pourquoi les sodas light font ils grossir ?

Aug 24 2010

La réponse est très clairement expliquée ici. Et admirez au passage la qualité pédagogique et graphique de la vidéo : excellent travail de conception graphique !

Pourquoi Foursquare se vendra (certainement) a Google ou pas du tout

Aug 20 2010

Avec l’annonce faite de Places par Facebook, un service directement concurrent à Foursquare, la start up New-Yorkaise tant aimée de ses utilisateurs et chouchoutée des analystes US, je me demande ce que vous prévoyez de changer à vos usages autour des services de géolocalisation.

Il y a une semaine quasi jour pour jour Foursquare avait refusé une offre a $120M de la part de Facebook. Je disais sur Twitter que je ne trouvais cela pas malin de la part de Dennis. Rompre une négo (Facebook ayant quitte la table suite a cette demande de +25% sur la valo) alors que vous savez qu’un géant (en terme de users installés) comme Facebook va s’attaquer a votre corps business dans les jours qui suivent…. Étrange comme approche n’est ce pas ?

Mais c’était sans compter un détail que j’avais omis et que @goupil972 m’a judicieusement rappelé. Dennis Crowley, CEO Foursquare, est un ex Google. Il a d’ailleurs déjà vendu son service Dodgeball.com à Google en 2005, fondé en 2000 alors qu’il n’était encore qu’étudiant. Faut il voir là le signe d’une négo sous-marine avec Google ? Denis aurait il déjà négocié un accord avec Google a valoir prochainement ? Ou a la façon de Twitter Foursquare va t il tailler sa route en cavalier seul, service stand alone qui se suffirait a lui même ?

Personnellement je privilégie grandement la piste Google qui cumule de véritables échecs dans le web social. Je pense de plus que Facebook a deux handicapes majeurs : la levé de boucliers inévitable sur la protection de la vie privée (débat assez stérile selon moi mais on pourra en reparler) + l’aspect social gaming complètement absent de Places et très bien installé dans l’ADN Foursquare. Et vous qu’en pensez vous ?

Calculez votre âge digital

Aug 20 2010

En quelle année êtes vous né sur le web ? Découvrez les usages de l’époque et retracez l’histoire des services web. Dites moi quel est votre âge digital en commentaire !

MBA Online
Via: MBA Online

Facebook gagne des Places dans la course du marketing géolocalisé

Aug 19 2010

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Secret de polichinelle, Facebook a annoncé officiellement le lancement de son service de localisation : Places.

Plus qu’une simple feature, ce lancement est aussi une manière de sortir les fonctionnalités sociales géolocalisées d’un mouvement d’early adopters en les mettant à la lumière du grand public.

De manière assez intelligente, Facebook a inclus un partenariat avec les principaux acteurs sociaux géolocalisés (foursquare, Gowalla, Yelp, et Booyah) permettant à ces derniers d’utiliser Facebook Places au sein de leur application.

Ainsi, Facebook simplifie l’aspect compétitif de Places en laissant aux acteurs actuels la bataille des badges, points et autres classements, pour se concentrer sur son cœur de métier : apporter un service supplémentaire aux entreprises pour mieux leur vendre de la publicité.

Bien qu’il ne soit pas (encore ?) possible de recibler contextuellement un utilisateur qui aurait “checké” dans un magasin, la partie connaissance client est en train d’être mise en place.

Il est en effet possible de rattacher un lieu physique (Place) à une page publique (Page).

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Dès lors, les administrateurs de la page vont rapidement avoir accès aux données de leurs visiteurs physiques.

La possibilité d’exporter ces informations ne sont pas encore fixé mais on peut imaginer l’animation commerciale qui peut en découler, en plus d’une connaissance de trafic qualifiée :

  • relancer des fans d’une chaîne de restauration qui ne sont pas venu depuis plus de X mois
  • offrir des réductions ou des offres spéciales aux gens présents dans le magasin
  • proposer des réductions à des groupes d’amis présents dans un magasin

Pour l’instant les champs offerts par Places ne sont qu’informatifs, et n’offrent pas encore le croisement d’informations de type “vos amis qui aiment tels groupes sortent dans tels endroits” ni de publication sur des sites externes (Open Graph), mais cela ne devrait pas tarder, permettant par exemple :

  • la mise en relation des amis qui sont allés dans une ville pour leur demander des conseils  pour stimuler l’achat de billet d’avion ou de réservation d’hôtel (une sorte de TripAdvisor Trip Friends améliorés)

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Pas encore disponible en France, nous allons suivre avec attention son adoption (ou pas) aux Etats-Unis, ainsi que les premières expérimentations pour des marques (Levi’s, Macdonald’s).

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Web isn't dead, it's the economy, stupid !

Aug 19 2010

Le web est mort, c’est la discussion du moment. Elle était préméditée, est arrivée à l’heure et déclenche le débat. Mais de quel débat on parle ? Tout ceci me paraît un peu artificiel, en tout état de cause plus proche de considérations de légistes que de projections sur l’avenir ? Le web n’est pas mort, il est juste devenu moins intéressant dans le business. Faire un site web quand on veut développer du business est devenu une mauvaise réponse, tout au moins une partie secondaire de la réponse.

Qu’est-ce qu’on nous apprend que nous ne savions pas déjà ? la réponse est RIEN

  • Que le mobile tend à devenir la plateforme d’usages majoritaire dans l’avenir proche ? C’est déjà dans le tuyau, on attend juste que ça arrive.
  • Qu’il y a un déplacement manifeste du web “classique”, donc du marché du search, vers [ce qu'on appelle à tort] les médias sociaux ? Ça aussi c’est en train de se faire.

Alors ok, c’est Chris Anderson qui dit que la page s’est tournée et il faut sans doute ce genre d’autorité pour que le message soit bien reçu et que cela nous aide, travailleur de l’ombre, à enfoncer le clou auprès de clients qui continuent à penser que leur stratégie se résume à refaire un site corp. (non, je ne parlerai pas de France.fr) ou un jeux-concours sur Facebook, comme les copains. C’est très bien que ce soit dit. Rendons grâce, il le fallait.


Capture d’écran 2010-08-19 à 10.41.24J’aime bien le petit tableau avant/après d’Anderson. Il me rappelle les Web 1.0 vs Web 2.0 du bon vieux temps. Comme ceux-là, je ne l’aime pas car il nous enferme dans des idées grossières et dangereuses, il nous enferme surtout dans des outils. Il me semblait qu’on avait tous compris que le futur du web 2.0 ce n’était pas le web 3.0, mais changer le monde. Raté.

Les apps sont un grand succès, mais le navigateur n’est pas mort. Il a déjà vaincu les widgets et gadgets de bureau, qui sont elles les grandes victimes des apps de console de commodités portable et configurables que sont devenus nos téléphones. Les apps sont des commodités, des choses que l’on adopte. Le vrai changement n’est pas le navigateur, c’est l’ordinateur. D’autres que moi ont fort bien dis que smartphones et autres tablettes sont la mort de l’informatique personnelle et domestique, que l’ordinateur est (re)devenu un outil de travail, une machine complexe pour gens compétents. Les apps, c’est simple et ça ma grand-mère s’en sert et sait à quoi ça lui sert.

Parler d’abonnement, installation ou souscription en lieu et place de syndication n’est que de la sémantique. Du moment que c’est l’utilisateur qui prend la décision de s’approprier le service, peu importe la nature de cette appropriation. Les gens ne portent pas de valeur à la technologie. Ils s’en servent, elles les sert, et s’il y a mieux ou que ça ne marche pas autant qu’ils le souhaitent, ils en changent. Les geeks, c’est fini, place à des masses qui n’ont aucun mysticisme de la technologie.

Que l’on soit passé du free au freemium est un défonçage de porte ouverte. Chris Anderson ne fait même pas sa propre pub, il ne fait que constater que le freemium est le modèle gagnant de l’après-crise. Ceux qui découvrent l’information ont certainement du rester déconnectés dans les dix-huit derniers mois. L’innovation, elle est maintenant dans l’après-freemium !

Non, la seule vraie chose pertinente, c’est du passage des !! à ?? derrière Google. Pourquoi ? parce que ça parle marché, économie, la seule chose qui compte !

On le sait bien, Google a perdu la bataille du web social. Les grands réseaux l’ont gagné et celui du monde occidental s’appelle Facebook.

Google a failli perdre celle de la mobilité, mais il a réussi à se placer avec Android. Il est donc toujours là dans le mobile, avec quand même une question sur les apps et la monétisation de son économie du lien, car le search reste une simple commodité parmi d’autres sur cette plateforme.

Il faut donc souhaiter à Google que le web ne soit pas mort, car c’est après-tout son coeur de business. Si on se dit que le web a perdu la position en terme de fidélisation et de commodité (apps) et que les plateformes sociales ne sont plus du web mais une surcouche et des environnements cross-platforms, le web n’est presque plus que du search vers du contenu ou des plateformes. Normal que les comptes de Google soient bon, malgré la crise. Normal que les Ads se portent bien.

Google est révélateur du changement car il est bousculé sur ses fondamentaux. Le web n’est pas mort, mais il n’est plus l’alpha et l’omega des usages de l’internet. Chris Anderson a bien choisi son titre. Nous assistons à une nouvelle relecture de la nouvelle économie, où c’est la modification du terrain de jeu par l’extérieur qui remet en cause les positions. Google était indétronable sur le web, mais si le web est remis en perspective, ce n’est plus le même jeu.

Le seul vrai marché est celui des usages, il vit d’innovation pure, sans distinction de hard, de soft ou de plateforme. Comme je le disais en introduction, c’est une erreur de raisonner en outil, en système ou en ce que vous voulez, la seule chose qui est sûre, ce sont les usages et à travers eux le sens que les gens donnent aux choses.

Le web n’est pas mort, il est juste ramené à ce qu’il est : un moyen parmi d’autres, dans une palette toujours plus riche et étendue de modalités pour faire des choses pour nous les hommes. C’est ça l’histoire de l’internet, l’extension du champ des modalités. Vive l’internet et à travers lui un nouvel art de vivre et un vivre ensemble que nous construisons chaque jour loin d’institutions qui n’ont pas compris et d’une économie qui a encore du mal à l’entendre.

Le vrai débat, il est sur les valeurs et la manière de créer de la confiance et un environnement fructueux de business et de relation entre les clients/usagers et les marques/entreprises/acteurs qui veulent avoir de la relation/business/engagement avec eux.

Billet à relire également sur Owni

Illustrations CC FlickR par Anitakhart

Shopkick donne un coup de fouet à l'expérience multichannel

Aug 18 2010

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Difficile cette semaine de passer outre la lancement de Shopkick (New York Times, Techcrunch ou KNTV Press Here).

Cette application mobile, Iphone actuellement Android bientôt, permet de récupérer des points, appelés kickbucks,  pour chaque action effectuée (entrée dans un magasin, scan de produit) et de recevoir des promotions au sein du magasin.

A première vue, on semble dans un schéma classique : gagner de la connaissance client pour offrir un meilleur service et de l’incentive de vente côté magasin, obtenir des promotions côté client.

Jusqu’à là rien de nouveau, on continue dans la tendance du SNLB (Social Network Location Based).

Pour autant, Shopkick se démarque de ses concurrents par différents points.

Le check-in automatique

A l’inverse de service comme Foursquare ou Gowella, ici il n’est aucunement besoin de sortir son téléphone pour gagner des points, des bornes sont installées à l’entrée du magasin, et il suffit que le client rentre pour s’enregistrer.

Encore plus précis, ces bornes seraient capables de détecter un client au niveau du rayon, pour lui pousser des offres en adéquation.

Cette technique permet un confort d’utilisation et une précision des données (impossible de tricher), mais pose des questions de confidentialité et de données privées.

L’association avec des chaînes de magasins

Le revers de cette technique est donc l’obligation de devoir installer des bornes, et donc de passer des accords avec des magasins.

De ce côté là, Shopkick a plutôt réussi sa sortie.

Il a passé des accords avec Best Buy (1150 magasins) , Macy’s (800 magasins), American Eagle (1100 magasins) , Sports Authority (460 magasins) et de “grands centres commerciaux” dans 4 régions : New York, Los Angeles, San Francisco et Chicago.

Hélas pas plus d’informations de ce côté là, mais on peut partir du principe que les magasins dans ces régions vont être peu à peu équipés.

La botte secrète : CauseWorld

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Alors qu’avec l’application Shopkick, l’entreprise  a dû se rapprocher des retailers, CauseWorld a permis d’aller voir les marques.

L’idée est de gagner des points (ici les karmas) à chaque fois que l’utilisateur scanne avec son téléphone un produit des marques partenaires. L’utilisateur peut alors donner ses points, qui se transforment en don d’argent,  à des associations caritatives.

A l’inverse de Shopkick qui n’inclut pas de fonctions sociales, l’utilisateur de CauseWorld peut publier sur les différents réseaux sociaux les causes ou les associations qu’il soutient.

Nous allons suivre avec attention les chiffres de téléchargement de Shopkick, qui bien plus que le geek pourrait séduire le soccer mom, soucieuse de gérer au mieux son budget.

En moins de 5 mois, CauseWorld a été téléchargé 550 000 fois et aurait généré presque 1 million de dollars de donation.

En France, quelques expérimentations pilotes de géolocalisation en magasin ont été effectué chez Auchan ou Decathlon, pour autant je verrais bien la Fnac, assez active dans le mobile, s’y mettre en premier, qu’en pensez-vous ?

Paper.li votre journal social quotidien

Aug 18 2010

Paper.li est un service intéressant qui agrège l’ensemble des flux d’informations contenu dans votre twitter network et en fait un journal quotidien. Une expérience de lecture intéressante tant pour sa communauté comme pour soi même…

Et si les mairies et autres services publics locaux se mettaient a s’interconnecter les uns avec les autres pour éditer ce genre de journal a l’échelle d’une ville ou d’une municipalité ?

Vous pouvez consulter mon paper.li/manueldiaz