Emakina - building brand experiences

Archive for January, 2010

Google tendances rejoint la cohorte des outils de mesure sur le net.

Jan 29 2010

Si vous voulez connaître l’évolution de l’intérêt pour un mot ou une expression sur le moteur Google en général, ou bien comparer ces résultats à des mesures sur d’autres requêtes (similaires, antagonistes, concurrentes,…), dans des zones géographiques ou encore à des périodes de temps déterminées, Google propose depuis la deuxième moitié de 2009 un nouvel outil qui permet tout cela en français désormais. Tendances (le bien nommé) s’inscrit ainsi dans la tendance à développer des instruments de mesure, laquelle a le vent en poupe depuis un certain temps. Après les Adwords et les Analytics désormais largement inclus dans les panoplies marketing et pub, Google propose la mesure de l’intérêt pour un mot ou une expression et de son évolution. Cette mesure n’est pas sans intérêt pour la définition et la mise en place des campagnes. En jouant sur l’intérêt manifesté pour un terme suivant les périodes, les zones ou d’autres termes, on peut ainsi optimiser les choix effectués. A titre d’exemple, on verra entre autres que l’intérêt pour Obama dépasse l’intérêt pour Sarkozy entre le 4ème trimestre 2008 et le 1er trimestre 2009, mais aussi que l’intérêt pour le terme Sushi (je suis actuellement « japonophile ») croît rapidement , davantage en France qu’en Espagne, que cet intérêt n’est pas particulièrement saisonnier, que l’Île de France et PACA sont les deux régions où le terme suscite le plus d’intérêt, que la recherche de sushis explose en Limousin ces derniers mois ( ? ?) et aussi que « sushi shop » est le terme le plus fréquemment utilisé dans les requêtes, etc…Vendeurs ou futurs vendeurs de Sushis, c’est à vous !

L’intérêt pour une recherche pouvant naturellement concerner tout autant la grippe que Facebook, Renault ou Obama pour ne citer que des mots relevant de domaines très variés, l’échelle Google permet en quelque sorte de prendre le pouls d’un espace-temps. Aucun des résultats fournis n’est bien sûr dénué de relations avec une notoriété, une réputation ou simplement l’actualité…en fait avec l’émotion ou l’ampleur des réactions générées par une communication ou un événement. L’outil ne fournit certes que des données quantitatives sans précisions quant au pourquoi de la recherche et donc sans interprétation. Cependant, les résultats de ces mesures sont parmi les très nombreux indicateurs d’audience qui touchent aussi au domaine de l’e-réputation, même si leur interprétation nécessite une excellente connaissance du contexte, et est de ce fait complexe. On comprend bien ici une nouvelle fois que le temps réel, inscrit dans les gènes du numérique, modifie l’appréhension et la perception des états du monde Et ce sont ces mesures en temps réel, la réactivité qu’elles permettent qui les promet à l’extension rapide de leurs usages. Notons au passage que les annonceurs l’ont bien compris, eux qui durant 2009, ont continué à privilégier (malgré un ralentissement), le net et sa réactivité, permettant de mesurer et de calculer la performance en temps réel, ce qui est fondamental dans cette période de crise (voir le résumé de l’étude de Cap Gemini).

Digital & Mobile Media communication made easy

Jan 28 2010

The UBA (Belgian Association of Advertisers) is organizing this February 2nd, the first Digital & Mobile Media Committee meeting. Well chosen digital medias experts will share their knowledge about digital strategies and their added-value in a media plan, illustrated by some relevant integrated cases. Keynote speaker, Isabelle Driege, executive manager at Emakina/Media, will join in for the conclusion of the day event.

When: 2 February 2010 at 14:00 PM

Where: UBA – Antwerpselaan 2 – 1853 Strombeek-Bever.

Become an expert in online advertising

Jan 28 2010

What’s the return on buying keywords compared to display advertising? What’s the impact of brand advertising online? How is the advertising ecosystem going to evolve over time? Are viral campaigns truly more cost effective?

The Webvertising Forum aims to answer most of these questions. This one-day business event presents 10 interactive workshops on actual topics such as: display advertising, new formats, planning & buying , legal aspects of online advertising, crowdsourcing, digital cross-media, community marketing and many more! Lots of practical client-cases will guide you through the development of a successful online campaign.

Top keynote speaker, Isabelle Driege, executive manager at Emakina/Media, will join in and share her knowledge about Digital Cross-Media: campaign optimization by using a mix of digital channels.

When: 3 February 2010 at 9.30 AM

Where: Hotel Le Meridien Carrefour de l’Europe 3, 1000 Brussels

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Webvertising Forum

We rock the web

Jan 27 2010

Each year, the festival season countdown begins with the launch of the new Rock Werchter website. For the 2010 edition, Design is Dead pimped the 2009 structure with new graphics and extra features such as an extended picture gallery. Browse through a decade of festival fever, super bands and shiny happy party people and check out the latest news online. And if that doesn’t get you in the mood for RW 2010, we suggest you perform a little sundance…

rock_werchter

Le luxe en temps réel

Jan 21 2010

Alors que débute aujourd’hui la présentation des collections homme à Paris, une discrète révolution arrive dans les maisons de luxe.

Bousculées par des pure players de la vente en ligne (dont le plus connu pret-à-porter annonce 1,8 millions de visiteurs par mois, et un chiffre d’affaire en hausse de 50% pour l’année 2008), les marques lancent une à une leur boutique en ligne, à l’image de D&G cette année, voir pense même à ouvrir des boutiques pour téléphonique mobile tel Hermès.

Mais c’est surtout sur le terrain de la communication et du relationnel que les marques commencent à investir visiblement le terrain online. Après avoir donné accès aux premiers rangs de leur défilé à des bloggers (généralement réservés aux rédacteurs en chefs et VIP) , les marques commencent à les diffuser en direct sur Internet.

C’est Louis Vuitton qui a ouvert la voie en septembre dernier en streamant sur Facebook leur show, permettant même les commentaires. Disponible uniquement pendant 24hr, cette première tentative a donné des idées à d’autres maisons.

Cette semaine, à l’occasion des présentations de collections homme hiver 2010 à Milan, Emporio Armani, Prada, et Burberry Prosum ont chacun permis à n’importe quel internaute de regarder en directleur défilé. (à l’heure où le billet est écrit, ces vidéos sont encore disponibles).

L’initiative la plus intéressante vient de Burberry qui en plus d’avoir permis les commentaires depuis Facebook ou Twitter, les a aggregé sous la vidéo et permet de revoir le défilé en publiant ces commentaires dans les conditions du direct. Ce n’est pas une surprise pour cette marque qui a lancé fin de l’année dernière un “portail communautaire” autour du trench coat, pièce “inventée” en 1901 par Thomas Burberry.

Burberry Live show

Bien sûr, on pourra toujours argumenter que toutes ces vidéos ne soient pas exportables, et donc uniquement visible sur le site de la marque ou que les commentaires semblent ultra modérés chez Burberry.

Pour autant, on ne pourra que se réjouir de cette ouverture qui prouve que même dans un secteur où règne un équilibre entre exclusivité (par le prix et la disponibilité) et nécessité de vendre, les marques réalisent le besoin d’établir des liens forts avec leurs consommateurs et fans.

Aujourd’hui il faut savoir capter l’attention de ses clients, et quoi de mieux qu’un show de 15 minutes parfaitement exécuté et maîtrisé ? Néanmoins, ces initiatives ne doivent être vues que comme un first step dans la mise en place d’une relation digitale durable entre le public et la marque, et dont la finalité est de servir le business de cette dernière.

2010 sera-t-il enfin l’année du marketing relationnel sur Internet pour les marques de luxe ?

En bonus : La vidéo de la collection Moncler par Thom Browne FW10, un exemple de scénographie et de mise en scène. Un régal

Design is Dead is movin’ on up

Jan 20 2010

Design is Dead goes for bigger and better! Last week, they packed their bags and moved into its new headquarters!. It took them 1926.83 kilos of manpower to move: 124 boxes, 5 and a half aliens, 4 near-dead plants, 52 terrabytes of server capacity, 19 grey mice and much more to our new headquarters.

From now on, your trusted creative force is to be found in the Duboisstraat 50, 2060 Antwerp. You’re more than welcome to pop in for some coffee and a guided tour. For a sneak preview, click right here.

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Trends-to-be for 2010 in Gael magazine

Jan 20 2010

In its January issue, Women’s magazine Gael published a trend-watching report on the biggest trends-to-be for 2010. The report focused on the shift in consumer behaviour, values and communication.

As often, the team of Emakination was consulted, resulting in a page-long interview with Amélie Sainthuile, strategic consultant at Emakina/Think.

In the interview, Amélie explains the values advertisers will have to take into account while mapping out their future campaigns: authenticity, crowd-sourcing, eco-responsibility, local consumering,… “Sharing becomes a fundamental value” explains Amélie, “the Internet becomes more and more a guide for all sorts of consumers. A clear example of this is the success of online community platforms such as Yunomi.be.”

Read full article (in French) here…

Phing 2.4 : quoi de neuf ?

Jan 20 2010

Phing est un projet Open Source PHP très inspiré de Apache Ant.

Le principe de fonctionnement est assez simple. Un fichier XML décrit une série d’actions et une ligne de commande permet de déclencher ces actions. Vous pouvez faire n’importe quoi avec. Je l’utilise beaucoup en remplacement des scripts Shell.

La nouvelle version Phing (2.4.0) est sortie le 17 janvier derniers elle recèle pas mal de nouvelle fonctionnalité.

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Dani Smith verkozen tot ‘Yunomi Vrouw van het Jaar’

Jan 15 2010

Yunomi vrouw van het jaar

De bezoekers van het door Emakina.NL ontwikkelde platform Yunomi hebben Dani Smith (29 jaar) uit Zwolle uitgeroepen tot ‘Vrouw van het Jaar’. Volgens de vrouwen is het persoonlijke verhaal van de mantelzorgster het meest aansprekend en inspirerend. Uit de tien genomineerde vrouwen voor deze verkiezing vond bijna een kwart van de leden (23%) haar verhaal het meest bijzonder. De winnares ontvangt de ‘Yunomi Vrouw van het Jaar’ award en een verwenpakket ter waarde van 500 euro.

Positief in het leven
Met haar verhaal wilde Dani Smith andere vrouwen laten delen in haar ervaringen en hen inspireren. Dani combineert haar werk als senior medewerkster klantenservice al ruim 10 jaar met de mantelzorg voor haar moeder.  Ze is trots op haar moeder omdat zij ondanks tegenslagen positief tegen het leven aan blijft kijken. Dit heeft Dani zelf geïnspireerd in haar leven.

Herkenbaar & inspirerend
“Het verhaal van Dani is uit het leven gegrepen en waarschijnlijk voor velen herkenbaar. Dit is ongetwijfeld de reden geweest dat zij door onze bezoekers tot ‘Yunomi Vrouw van het Jaar’ is verkozen. Wij geloven dat elke vrouw een verhaal heeft en hopen dan ook, door deze verkiezing te organiseren, andere vrouwen te stimuleren om hun verhaal te delen en zo op hun beurt anderen te inspireren”, aldus Ivonne Boumeester, Manager Consumer Relationships Unilever Benelux.

Media aandacht
Verschillende media hebben aandacht geschonken aan de Yunomi verkiezing. Zo deed Hart van Nederland verslag van de feestelijke uitreiking bij de winnares thuis. In het item zijn Dani Smith en Ivonne Boumeester aan het woord. Bekijk het filmpje (start rond 12:30).

De verkiezing
Bezoekers van het interactieve online platform Yunomi konden van 14 tot 27 december stemmen op de ‘Yunomi Vrouw van het Jaar’. Hiervoor werden tien vrouwen genomineerd die de afgelopen maanden deelnamen aan de dagelijkse Yunomi rubriek ‘Vrouw van de Dag’. In deze rubriek komen vrouwen aan het woord met verhalen over hun eigen leven waarin bezoekers van www.yunomi.nl zich kunnen herkennen of door laten inspireren.

Lees het persoonlijke verhaal van Dani Smith.

Pepsi invests 20M$ in Attention Marketing

Jan 15 2010

After 23 years of presence at the Superbowl, the greatest unifying event that makes every creative mind drool, Pepsi has decided to stop investing in Superbowl advertising, which costs no less than 20 million dollars. So, what are they going to do with all that money, I hear you thinking (“Darling, I’ve found some savings under the mattress. How about some serious spending?”). Well, Mr. Pepsi has decided to make a courageous choice. One that is in line with the current media environment. He is indeed going to invest this money in social media! And the new project got a name as well: it’s called the Pepsi Refresh Project.

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Symfony Live 2010, j'y serai !!

Jan 15 2010

La 2ème édition du symfony live se tiendra le 16 & 17 février à Paris. Cette fois ci je serai présent :)

Cet évènement est organisé par Sensio Labs, le créateur et sponsor du Framework.

C’est une occasion unique de rencontrer la communauté symfony et de parler avec la « symfony core team ».

Le programme est riche en sessions et se terminant en apothéose avec un lever de rideau sur Symfony2 par Fabien Potencier qui est le leader du développement.

Il est encore possible de s’inscrire, alors venez nous rejoindre !

Cette année la conférence se tiendra à la Cité Universitaire.

En plus de la conférence, Sensio Labs organise une journée de formation sur symfony le 15 Février.

La vie privée n'est pas ce que l'on croit

Jan 12 2010

Je vais encore une fois jouer les vieux cons, mais je trouve parfaitement superflue l’agitation actuelle autour de ce qui serait la fin de la vie privée.

Le sujet agite, notamment à cause des déclarations de Marc Zuckerberg. Le patron de Facebook se fait l’adepte d’un monde de la transparence, ou la vie privée ne serait pas la règle. Il a pris une tournure plus polémique, sous nos latitudes, quand, sur InternetActu, Jean-March Manach a publié son éclairant et stimulant billet sur les petits cons. En s’essayant à dresser le portrait de cette nouvelle génération qui s’approprie le réseaux et ses outils pour s’inventer un autre vivre ensemble en rupture de banc, il a secoué la poussière soixante-huitarde. Le manichéisme des commentaires laisse songeur et y révèle cette erreur régulièrement observée du jugement des choses en matière de société de l’information : appliquer la grille de lecture du monde d’avant l’internet sur celui de maintenant. Les petits n’ont pas été élevés comme les vieux, ils ont leur propre histoire. Et comme toute nouvelle génération développe sa différence, il n’y a aucune raison d’appliquer notre pensée à nous sur eux. Ils écrivent leur propre histoire.

Faut-il pour autant considérer que la vie privée est une notion bientôt du passé ? Je ne le crois pas et un peu d’histoire récente suffit à dégonfler la polémique à mon sens.

A la sortie de la bulle 1.0, au début de ce siècle, il faut se souvenir que l’on avait fait le pari que le public était fortement en attente de contrôle de ses données. Le postulat était celui des communautés fermés et du privatif roi.
Avec l’arrivée du web 2.0, cette vision a explosée en vol et tout le monde s’est trouvé décontenancé devant cette sorte d’exposition, de transparence apparente. Je me rappelle fort bien, autour de 2004, de vaste assemblées contrite, et de formules du genre “nous nous sommes tous plantés”. Déjà, il y a 5 ans, on glosait que le privatif n’avait pas sens et que les blogueurs annonçaient la transparence et l’exposition de soi sur le web.
Et puis, comme toujours en ce bas monde digital, les sociologues sont passés par là pour décortiquer après coup. On relira donc avec intérêt l’essai sur le design de la visibilité de Dominique Cardon, quelque chose qui explique que nous ne sommes pas un homo-numéricus, que nous projetons autant de facette de nous même à travers le prisme des profils sociaux que nous développons et qui ne sont pas tous reliés les uns aux autres. La vérité est que nous avons certaines facettes de nous-même qui sont privatives et d’autres pas. Qui souhaite s’exposer complètement à travers ce qu’il faut sur Meetic ? tout en ayant par ailleurs les photos du petit dernier accessibles sur son Facebook… Plus de la moitié des photos de FlickR sont dans des comptes privés. Et combien de DM sur Twitter ? de profils protégés ?
Nous n’avons pas d’approche unique, nous sommes multiple et apparemment contradictoires. Nous avons nos parts d’ombres, nos jardins secrets et en même temps faisons preuve de narcissisme sinon d’exhibitionnisme. Comme je le disais moi-même il y a deux ans, les  usages sociaux ne se résument pas à penser en terme d’identité numérique.

Et puis, il y a cette grande vérité qui est que les gens ne s’exposent pas à dessein. Comme l’avais très bien rappelé l’expérimentation SocioGeek, ce que les gens font c’est simplement développer du relationnel avec les gens qu’ils connaissent déjà autrement. Quand je publie des informations en mode public, je ne conçois pas fondamentalement une communication planétaire. Dans ma tête, je publie à destination de mes proches, éventuellement de mon réseau. Je cultive mon voisinage
C’est ce que l’on appelle la nature en clair-obscur du web. Oui, la donnée est publique, mais elle n’est pas en #1 dans le résultat de recherche, ni à la Une du quotidien du soir. Elle est visible à l’attention de mes relations, car c’est le propre des médias sociaux de permettre cette vue “en proximité”. C’est l’ex poule aux oeufs d’or qu’avait cru trouver MArc Suckerberg en son temps avec feu le social graph.
Ce n’est pas parce que les petits cons se lâchent qu’il savent ce qu’ils font. Ce n’est pas parce qu’ils sont à l’aise avec la technologie qu’ils lui donnent un sens. Ce n’est pas parce qu’ils sont apparemment impudiques qu’ils n’ont pas pour autant d’espace potentiellement privée. Ils jouent simplement avec le caractère clair-obscur du web et apprécient à sa juste proportion le risque d’une information publique noyée dans l’océan des flux du web.

Il est certain, par contre le web des données ramène Big Brother au stade de compte pour enfant et que c’est moins la notion de vie privée qui s’effondre, que l’apparition d’une génération qui passe de la protection à la gestion de l’exposition. Je me rappelle fort bien, dans les constats dressés à travers SocioGeek combien nous trouvions les photos d’apparente exhibition extrêmement bien maîtrisées. Les petits cons ne savent pas ce qu’ils font, mais ils connaissent les limites plus qu’on ne le pense. En tous les cas ils en ont et savent flirter avec. Jean-Marc a raison de pointer une forme de maîtrise de la personnalité publique. C’est quelque chose qu’ils ont en eux, et ils ne l’ont pas appris à l’école, ni de leurs parents. C’est sans doute ça qui nous perturbe.

Les apparences sont trompeuses. Comme en 2002, ce n’est pas parce que les gens ont l’air de se fiche de la vie privée, qu’ils n’appréhendent pas leurs usages en proximité, c’est-à-dire avec une certaine idée du degré d’exposition et de l’étanchéité plus ou moins forte entre leurs profils/facettes socio-numériques. Sachons appréhender les gens comme des êtres doués d’intelligences et autre chose que des boeufs.
Marc Zuckerberg se prend peut-être encore pour Dieu, il essaye peut-être de nous délivrer sa vision du monde. Il peut aussi se planter comme la première fois, et c’est bien ce que je pense pour ma part. Ou plutôt, je ne suis pas dupe. Dans la course à la domination intergalactique du web, la privacy lui pose un problème car elle bride la production de pages accessibles et indexables. Si les contenus restent enfermés de dans Facebook, dans cette sorte d’écosystème social privatif qu’il est, cela ne fabrique pas de surface publique gigantesque comme il voudrait peut-être que ce soit.
Pourtant, il faut de souvenir que MySpace, tout exposé qu’il soit, a plafonné car il n’était pas une proposition de micro-communauté , celle qui correspond à notre bonne vieille culture occidentale, celle qui a séduit la population des mères, notamment, celle qui a fait de Facebook un univers en croissance.
Finalement, je me demande si Marc Zuckerberg n’affiche pas un aveux d’impuissance. C’est bien un modèle centré sur la maîtrise du degré privatif du réseau de proches qui a permis le succès de Facebook. C’est bien ce qu’en ont fait les gens qui lui déplaît aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’il invoque le ciel pour que nous devenions tous exhibitionnistes que nous allons le devenir. Certes, nous échangeons nos données personnelles pour avoir tous ces magnifiques outils d’entretien de la proximité. Certes, la vie privée au sens de papa, c’est fini. Mais nous aimons aussi jouer avec des sphères séparées, c’est la base même du pouvoir en société. Todo : relire la sociologie des réseaux sociaux.

Pepsi met 20M$ dans l'Attention Marketing

Jan 10 2010

Pepsi vient de décider, après 23 ans de présence au Superbowl (la grande messe unificatrice qui fait baver les créatifs publicitaires TV) de ne plus mettre un radis dans cet interruption publicitaire facturée pas moins de 20 M$. Alors vous allez me dire que vont ils faire de la cagnotte retrouvée (chérie j’ai retrouvé les économies qu’on foutait par la fenêtre). Et bien monsieur Pepsi vient enfin de faire un choix courageux et en phase avec la réalité du monde médiatique actuel : il va dépenser cet argent dans les media sociaux ! Et plus particulièrement dans Pepsi Refresh Project.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Pepsi ne va pas arrêter la TV pour autant. Mais le TV spot du Superbowl a quand meme quelque chose de symbolique pour une marque vous ne trouvez pas ? C’est en tout cas le signe d’un certain déclic : passer du prototypage et des tests au coup par coup de campagnes digitales,  à l’affectation de véritables moyens pour une relation et une promesse durable vis à vis des consommateurs.

Si je résume, on a donc Coca-Cola d’un coté qui est la marque du story telling, la bonne histoire, le spot TV bluffant qui raconte une histoire qui parle à tous les âges, qui active l’imaginaire et qui tente d’être notre soda “bon pote qui fait rêver” / et Pepsi d’un autre coté qui s’encre dans la réalité, dans le people centric, dans le quotidien, la marque qui aide à révéler les talents et rendre les projets des gens plus simples à réaliser. C’est notre soda “pote de tous les jours sur qui on peut compter”.
C’est donc l’école Pierre Bellemare contre Mireille Dumas : l’histoire splendide mais irréelle contre les petites histoires quotidiennes bien encrées dans une réalité de changements pragmatiques et simples.

Regardez c’est flagrant non ?

Remémorons nous les faits marquants de 2009 au moment de cette annonce de Pepsi :

  • L’efficacité business des media sociaux n’est plus à prouver. La question n’est donc plus de savoir s’il faut y aller mais comment il faut y aller et comment il faut préparer l’organisation à ré apprendre ce qui étaient devenus des reflexes depuis tant d’années publicitaires interruptives. Séance de rattrapage ici.
  • Cette étude Metrix Lab menée pour L’Oréal qui montre une efficacité équivalente entre Digital et TV et une sublimation des résultats quand on combine les deux.
  • L’enquête WetPaint Altimeter qui démontre en juillet 2009 que les marques  qui ont basculé “social” ont fait +18% de profit contre -6% pour les autres.

Dans ce contexte donc, je prédis sans peine une forte hausse de la notoriété spontanée de Pepsi. Et je suis assez certains que les ventes suivront la meme courbe de croissance le tout pour une dépense de communication très raisonnable, engageante et durable puisque je rappelle qu’à la différence de la TV le web est un support qui a une mémoire et ou les efforts d’un annonceur laissent des traces pour toucher d’autres internautes en search spontané.

Mes félicitations donc à Pepsi pour avoir pris le temps de se repencher sur sa marque, dans une approche media neutral, pour mettre en oeuvre une démarche d’Attention Marketing.
Pour fêter cela, moi qui était fan de Coca Zéro, je vais acheter une bouteille de Pepsi Max de ce pas pour me refaire un avis. Et je peux vous dire qu’en tant que grand amateur de soda, si le produit est à la hauteur (condition systématique à toute communication) mes  habitudes de consommation vont changer !

1ers retours sur la beta de Sharepoint 2010

Jan 8 2010

Après s’être penchés en interne sur Sharepoint 2010, nous avons eu l’occasion hier grâce à Microsoft de faire un point avec Karim Manar, Chef de produit Sharepoint, qui nous a présenté certaines nouveautés et ce qui lui semblait être important dans cette nouvelle version. Nous avons aussi discuté de ce que nous avions vu de notre côté, de nos tests, confronté tout cela…  Une journée bien remplie et bien intéressante à la fois.

Pour le moment, pas de développement, juste Sharepoint et ses nouveautés 2010 « out of the box » !

On s’est pas mal attardé sur les nouveautés du « mysite », l’aspect « communautaire » (que l’on retrouve également partout dans cette nouvelle version) avec son statut et le mur « à la facebook », le tagging et les notes, les relations entre utilisateurs, l’organigramme en silverlight (la classe ! )… 

On a aussi abordé le nouveau mode d’édition des pages avec le « wiki everywhere », le ruban, la personnalisation de Sharepoint avec la possibilité d’exporter un thème depuis Powerpoint, l’intégration de vidéo avec le player silverlight…

Un peu de temps sur la recherche et la possibilité d’intégrer FAST, un peu aussi sur le publishing en particulier… et la journée était déjà terminée (j’ai raccourci sur les fonctionnalités pour ne pas vous obliger à une lecture de 30 minutes mais il y avait moyen ;) vous pouvez aussi nous contacter si vous voulez en savoir plus).
En tout cas, cette journée nous a permis d’approfondir certains points, d’en découvrir qui s’étaient cachés (je pense en particulier à l’organigramme) et d’en comprendre d’autres qui nous avaient parus obscures lors de nos tests…

Et pour le moment, si on doit résumer nos investigations et cette journée : Vivement la version finale de ce Sharepoint 2010 !

Merci encore à Karim pour cette journée ainsi qu’à Nicolas Savides et Christophe Lauer pour nous avoir aidés à son organisation ;)

From the noosphere to the semantic

Jan 8 2010

At the beginning of the twentieth century, French researcher and philosopher Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) developed the concept of noosphere, which was invented by Vladimir Vernadsk. Wikipedia describes the noosphere as the representation of a thin layer around the earth that would materialise all the consciences of humanity and the capacity of humans to think.

Teilhard de Chardin talks of the advent of a unified and global planet where ideas circulate freely amongst a humanity that has become self-conscious. For the author, this emergence of a planetised intelligence (as he calls it) would not be the result of a spiritual or mystical elevation but the result of rationality: the fusion of intellectual activities would lead to efficiency gains profiting the highest possible number.

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