Emakina - building brand experiences

Archive for October, 2009

Elinor Ostrom, Nobel d’économie, défend le « knowledge as a commons »

Oct 30 2009

Je suis (Très) loin d’être une spécialiste de l’économie, mais un billet d’Hervé Le Crosnier du VECAM a attiré mon attention sur la récente prix nobel. Ce billet résume une petite partie de la théorie d’Elinor Ostrom et la perspective historique dans laquelle elle place les questions sur l’économie du numérique. Les Commons étaient, en Angleterre, ces terres gérées de façon coopérative au sein de communautés. A partir du XIIème siècle, elles furent encloses (les enclosures) au bénéfice de riches propriétaires et de la noblesse… Mais quel rapport avec le numérique ?

Eh bien là aussi comme dans bien d’autres domaines, deux approches sont à l’œuvre. L’une d’entre elles est que le réseau, l’information et la connaissance sont considérés comme des ressources, et donc susceptibles d’être soumises à de nouvelles enclosures (DRM, taxes, brevetages, HADOPI,…). L’autre approche, qui entre en conflit avec la première, c’est de considérer que, dans une période où la technologie permettra de numériser absolument tout, rendant les biens immatériels, bouleversant l’accès à l’info, les notions d’auteur et de propriété, les notions d’original et de copie, ainsi que les modes de production de la connaissance, celle-ci s’impose comme un bien commun. Et à bien commun, communauté ! Dans ce cas, l’information et la connaissance deviennent objets de négociation, de partage et de construction collaborative, dans un espace d’autoorganisation (Copyleft, licences CC, Wikipedia, librairies en ligne,…)… Et la gestion collective peut au travers d’arrangements institutionnels donner des résultats parfois optimaux. C’est ce que montre Elinor Ostrom dans son livre « Understanding Knowledge as a Commons » dirigé en collaboration avec Charlotte Hess…Et en lisant les avis de deux autres prix Nobel, Stiglitz et Krugman, on est ravis de voir que des économistes de premier plan ont pris la mesure des bouleversements en cours. Certes il n’y a pas de solution unique, et des modèles économiquement viables restent à inventer dans certains secteurs, mais beaucoup de décideurs qui se chargent de penser ces nouveaux modèles, devraient se pencher sur ces réflexions s’ils voulaient mieux comprendre les bouleversements apportés par le numérique. Sûrement à lire… pour réfléchir…(pas encore en français, mais ça ne saurait tarder). On peut aussi trouver un résumé des idées des auteur(e)s en 6 pages ici.

Sharepoint 2010 : "The Business Collaboration Platform for the Enterprise and the Web"

Oct 29 2009

sharepoint2010

Ca y est, ils l’ont fait ! ;)
Microsoft a enfin trouvé la phrase pour décrire Sharepoint et elle est arrivée lors de la Microsoft Sharepoint Conference 2009 de La Vegas avec l’annonce de l’arrivée prochaine de Sharepoint 2010 (une beta est prévu pour novembre) et évidemment de ses nouvelles features dont vous trouverez une liste résumée ici.

Comme on le dit souvent chez groupeReflect, Sharepoint est une gigantesque “boite à outils” (Microsoft utilise le terme de “couteau suisse”) et certains points attisent ma curiosité (pour ne pas dire que je suis impatient de les voir en vrai et de les essayer) :

  • L’expérience utilisateur améliorée
  • Les fonctionnalités communautaires
  • La nouvelle architecture des listes (améliorant la navigation et autorisant des volumes bien supérieurs à ceux de MOSS 2007)
  • Pour le développement : la nouvelle API et les facilités offertes avec Visual Studio 2010 pour le développement, les tests…

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi aller sur le site officiel de Sharepoint 2010, sur lequel les plus observateurs remarqueront en haut à droite qu’il a été réalisé avec la beta.

Perso, je suis impatient d’avoir accès à cette beta !

Emakina launches the new Seat Ibiza Bocanegra campaign

Oct 29 2009

In honour of the presentation of the new SEAT Ibiza « Bocanegra » special edition, Emakina launches a 360° campaign.

The Ibiza Bocanegra is a new and exclusive model, limited to 1.000 cars per year, and exclusively reserved for members of the SEAT Club (www.club-seat.be). Members can read more information about this model on the new website www.bocanegra.be.

Emakina reaffirms its role as a 360° agency by creating an explosive and exclusive campaign reflecting the Bocanegra character: it has designed a mini site and a bannering campaign, produced a teaser video, and printed flyers to be distributed in the POS.

Boca

LifeTime Achievement Award for Brice Le Blévennec

Oct 23 2009

This Mixx Award 2009 was a big one. Brice Le Blévennec came back from the ceremony with nothing less than the prestigious « LifeTime Achievement » award !

Our Chief Visionnary Officer has been recognized by the members of IAB as « an individual that has made monumental contributions to Interactive marketing and advertising during his career. »

Congrats to Brice and thanks for keeping the web soooo funky.

brice

Electrabel Which Pack Chooser

Oct 23 2009

Choosing your energy provider is not that easy, and choosing your energy products is sometimes very difficult. No comparison table for prices and packs features, no user guidance, …

Based on those facts, Electrabel asked Emakina to develop a tool allowing users to identify the best energy pack for their situation.

By answering some very simple questions, the tool identifies the Energy pack and proposes associated services. Try it yourself here.

electrabel_pack_chooser

It’s raining awards on Emakina.

Oct 21 2009

This morning, we announced three new awards for the “Quitters Arcade” (Pfizer). This is not the only awards we took home today.

Our agency collected a total of 7 (seven) new distinctions at the latest edition of the WebAwards and W3 Awards.

marcolini

  • Outstanding Website for Nescafé (Nestlé) at  WebAwards.

nescafe

  • Health Care Standard of Excellence for “Quitters Arcade” (Pfizer Europe) at WebAwards.
  • Pharmaceuticals Standard of Excellence for “Quitters Arcade” (Pfizer Europe) at WebAwards.

quittersarcade

  • Gold Award in the Banking category for I Need To Go (ING) at W3 Awards. All this in addition of the two W3 Gold Award for Quitters Arcade announced this morning.

ineedtogo

Emakina & Pfizer wins three new Awards

Oct 21 2009

Our viral campaign Quitters Arcade for Pfizer has won 3 new Awards ! Two Gold Awards at the W3 Awards in the Health and Games category and one WebAward in the Health Care and Pharmaceuticals category. After two IAC Awards and one Interactive Media Awards, this is already the sixth international distinction attributed to this project. Congrats!

Le numérique pour faire aimer les livres

Oct 21 2009

La crise a du bon. Elle oblige à repenser les choses, pour peu d’appliquer une grille de lecture renouvelée et en particulier de cesser de penser en segmentation de marché d’avant l’économie digitale. Celle-ci n’est pas une couche additionnelle de l’économie, ou un simple canal. C’est bien plus profond que ça.
J’ai déjà longuement développé le phénomène de démonétisation, qui amène des segments entiers à se contracter sinon potentiellement disparaître. Quand, samedi dernier, j’écoutais Rue des Entrepreneur aborder l’idée de décroissance, cela me faisait sourire. Voir un marché décroître est tout sauf une vue de l’esprit. La vraie question est de savoir comment on permet aux gens de maintenir sinon développer leur qualité de vie avec moins d’argent en circulation.
Dans la série “la peur du vide”, il n’y a pas que les médias, il y a aussi le livre. A l’heure où le Kindle arrive en France (avec un catalogue 100% anglophone ndr), je suis las de ces inévitables débats stériles opposant tel libraire, auteur ou éditeur à un militant ou entrepreneur du web, et qui s’enferme sur la questions stupide de savoir si le livre va mourir ou non. C’est une vision idiote. Le livre numérique n’est qu’une extension des moyens par lesquels nous pouvons lire et accéder aux contenus au sens large. Le livre numérique, c’est aussi une formidable opportunités pour inventer de nouveaux formats et usages individuels et collectifs de la littérature.

Le livre numérique, c’est surtout l’abaissement du coût d’accès au contenu, un excellent moyen, paradoxalement, de redonner de la valeur et du sens à l’objet technologique et patrimonial qu’est le livre classique, de le vendre plus cher pour cela. Imaginer que les gens vont, du jour au lendemain, arrêter d’acheter des livres est stupide.
Les lecteurs apprécient les qualités d’un livre papier, ils aiment le toucher et l’avoir dans leur bibliothèque, il aiment le prêter, ce qui est bien plus facile en vrai qu’avec un format digital sur n’importe quel plateforme. Au passage, à l’ère du web social qui ne dit rien moins que la grande envie des gens à être liés entre eux, il est étonnant qu’on néglige à ce point l’acte de prêter ou de donner. Notre esprit est pollué par une vision faussement individualiste.
Il suffit de tourner la tête et de regarder l’augmentation des ventes de vinyle, sur des générations qui ne l’ont jamais connu. Il suffit d’essayer de comprendre comment Nine Inch Nails peut être numéro un des ventes, avec des éditions physiques chères, alors qu’ils ont mis à disposition le même contenu sur leur site, qui plus est directement proposé un torrent en P2P gratuit.

Les formats digitaux ne sont pas substituants des formes physiques des mêmes contenus. Ce ne sont pas les mêmes produits parce qu’ils ne participent pas des mêmes usages. Faut-il que l’édition se soit à ce point enfermé dans un modèle marketing et distribution pour penser le livre comme un produit industriel banal, alors que c’est un bien sensible ?

Dans un de ces fameux débats stériles que j’évoquais plus haut, en l’occurrence sur France Info semaine dernière, il y a cependant eu un jet de lumière.
Alors qu’ils discutaient des feuilletons littéraires sur mobile, le libraire de service a parlé de sa belle devanture et de ces gens qui passaient devant, le nez dans leur mobile, et qui ne la voyaient donc plus.
Arrêt sur image : il venait de formuler une parfaite illustration de l’économie de l’attention dans laquelle nous sommes et de l’erreur de rester avec la grille de lecture d’avant. Oui, cher libraire, comme bien des annonceurs, vous êtes en train de vous rendre compte qu’exposer la marchandise ne suffit plus, vous allez bientôt comprendre que l’attention de vos clients est concurrencés par bien d’autres gens que seulement d’autres libraires, y compris en ligne. Vous allez bientôt comprendre que le livre électronique est aussi un moyen de reconnecter l’attention de ces passants inattentifs, que votre librairie est un terrain de jeu de lecteurs de livres et que ce que vous avez bien plus à leur proposer et à leur vendre que simplement des livres.

De retour de Paris web

Oct 19 2009

Paris Web 2009Paris Web 2009 est terminé… Vive Paris Web 2010 ! Les 2 jours de conférence ont été un énorme condensé de qualité, de bonnes pratiques, de standards et de bonne humeur. Tout d’abord, je souhaite donner un grand coup de chapeau à toute l’équipe de Paris Web. Ils ont abattu un travail énorme pour nous assurer un cycle de conférences d’une exceptionnelle qualité. Jugez plutôt, pas moins de 43 orateurs se sont relayés dans 2 amphithéâtres et 16 ateliers. Et pas des moindres :

  • l’inénarrable et inébranlable (il a été orateur à tous les Paris Web depuis leur création !) Daniel Glazman, co-chairman du Working Group CSS au W3C
  • la pétulante Molly E. Holzschlag d’Opera Software et accessoirement éminent membre du Working Group CSS et expert au Working Group HTML
  • Tristan Nitot, jamais avare de bons mots, président de Mozilla Europe
  • le globe-trotter, Karl Dubost, ancien employé du W3C et Directeur technique chez Phéromone
  • le réjouissant Charles McCathieNevile, chief Standards Officer chez Opera Software
  • la charmante Amélie Boucher, ergonome reconnue pour ses travaux et son très bon livre sur l’ergonomie des sites web
  • Eric Daspet, responsable innovation et consultant chez SQLi mais surtout évangéliste d’un web ouvert, expert francophone en PHP et un des pères fondateurs de Paris Web
  • et j’en oublie mais la liste complète se trouve sur le site de Paris Web

Finalement, tout le beau monde de l’Open Web était présent. Alors que retenir de ces 2 jours de conférence ?

  1. Parmi les infos exclusives divulguées, une est particulièrement ressortie et a notamment marqué les esprits : la prédiction de Daniel Glazman ! Selon lui, et je suis tout enclin à le croire, IE 6 sera devenu une part négligeable du marché des navigateurs en mai 2010 et aura complètement disparu en mai 2011.  Je ne sais pas sur quels chiffres il s’appuie mais je le crois, la courbe d’utilisation IE6 va dans ce sens. Cela rejoint les estimations que j’avais faites et sur lesquels nous basons nos cadres d’évaluation. Au final, est-il encore opportun de perdre du temps, de l’énergie et donc de l’argent sur la compatibilité multi-navigateurs en y incluant IE6. Je suis un fervent défenseur de l’arrêt du support d’IE6 (et au moins dans un premier temps du support partiel que j’appelle souvent “dégradation propre”) et ce pour 2 raisons :
    • les utilisateurs d’IE6 le sont sur leur lieu de travail donc pas forcément dans la cible directe d’une application web (sauf cas des intranets antédiluviens ou d’application de type B2B particulière) et finalement, dans notre métier, nous avons une responsabilité importante vis à vis des utilisateurs (je ne parle pas que de nos clients mais bien de l’ensemble des internautes), à savoir, engager un processus pédagogique d’évangélisation et de sensibilisation à la qualité finale de l’expérience utilisateur qu’ils sont en train de vivre. Rendre compatible une application web avec IE6 est une contrainte forte à la créativité et à l’innovation, en plus d’être une aberration commerciale !
    • sinon, il s’agit d’un choix délibéré de leur part et il convient de se poser la question de savoir si ils font vraiment partie de la cible de notre projet et si par conséquent il est opportun de dépenser une fortune pour rendre notre application compatible avec ce navigateur en sachant que le ROI n’est absolument pas assuré. Cette cible et son coût d’acquisition intéresse-t-elle vraiment notre client ? Je ne crois pas tant les coûts de mise en compatibilité deviennent exorbitants avec la complexification des applications web.
  2. Nous avons un devoir d’éducation, au sens pédagogique, envers les internautes. Il convient de leur fournir un produit de qualité, respectueux des standards (et j’y tiens), accessible et interopérable.
    Mais avoir une action pédagogique ne signifie pas simplement fournir un produit aux standards mais également orienter l’utilisateur final vers une interface qui lui offre la bonne (sinon la meilleure) expérience utilisateur. On en revient à l’infatigable débat sur IE6 qui gangrène les développeurs web depuis 8 ans et qui continue à brider l’innovation technologique des applications web :  le lissage par le bas ! Un des leitmotive de ce Paris Web 2009 fût donc l’abandon pur et simple d’IE6. Oui… facile à dire ! Cependant la réalité du marché est celle qui nous fait vivre, on ne peut pas encore dire à nos clients qu’on ne supportera pas ou peu (mode dégradé)  IE6 dans l’application qu’on est en train de lui construire sans qu’il y ait des grincements de dents.
  3. L’avenir des standards nous promet de belles choses. La conférence de Tristan Nitot et de Paul Rouget fût à ce point magistrale que toute l’assistance en fût bluffée. En effet, hormis le sketch bien huilé (et parfois comique) de 2 geeks qui se respectent et s’admirent mutuellement, la démonstration technologique HTML5/CSS3 (certes sur un Firefox 3.7 en pré-alpha) a scotché l’ensemble de l’assemblée : détection de l’accéléromètre dans le navigateur, filtres CSS sur des vidéos et sur du canvas 3D… Ces technologies laissent augurer d’un web plus puissant, plus interactif et plus ergonomique… que du bonheur !
  4. La conférence d’Amélie Boucher a également été source de bonnes pratiques en ergonomie des sites e-commerce.  Elle a rejoint en divers points l’avis de Thierry Rousseau sur l ‘amélioration des taux de conversion. Amélie est une fervente adepte (et je la comprends) de l’A/B testing pour s’adapter pleinement à sa cible.
  5. De manière générale, j’ai été satisfait de l’ensemble des conférences dans la mesures où les pratiques et technologies citées sont des chemins que nous abordons quotidiennement chez groupeReflect et sur lesquelles nous cherchons à avoir une vision lointaine pour nos clients.

Pour conclure : une manifestation excellente en tous points. Par des professionnels, pour des professionnels. Le seul regret que je puisse y voir, c’est qu’il faille attendre une année pour y retourner et recharger les batteries !

Efficacité publicitaire équivalente Internet et TV

Oct 19 2009

Je vous conseille cette étude menée par Google Adwords,  Metrix Lab en partenariat avec L’Oréal. Elle apporte des éclairages supplémentaires sur l’efficacité du Search Vs. les supports traditionnels.
N’en déplaise à M. Séguela qui disait hier soir sur France 2 chez Ruquier que “le net est la plus grande saloperie inventée par les hommes” ! J’y vois plutôt l’aveu d’un publicitaire vieillissant, dépassé par l’époque dans laquelle il vit désormais, incapable de saisir ce que le net révolutionne et réinvente dans le modèle publicitaire. Donc n’en déplaise à Jacquo, il n’empêche que cette étude montre que :

  • Le Search a une efficacité égale voir supérieure aux moyens de communication dits traditionnels sur les critères habituels d’efficacité de marque (notoriété, intention de vente etc..)
  • Lorsqu’on couple TV et Search on augmente jusqu’à 11 pts !
  • Le cout du search est hyper compétitif puisque 7 fois inférieur par rapport à la TV seule pour des résultats comparables

Pas étonnant qu’au UK les investissements Internet dépassent désormais ceux de la TV ! Messieurs les annonceurs, il faut reconsidérer votre mix media. Non seulement vous allez gagner en efficacité, mais en plus, vous allez faire des économies substantielles ! Si c’est pas une bonne nouvelle ça !

Les Français passent de plus en plus de temps sur Internet

Oct 16 2009

Cette semaine est sortie l’enquête 2008  des pratiques culturelles des français à l’ère du numérique, et on y apprend de nombreux chiffres à propos des Français et de leur consommation d’Internet.

Lors de la précédente enquête en 1997, seul 1% de la population était connectée, alors qu’aujourd’hui plus de la moitié des Français l’utilisent dans le cadre de leur temps libre, soit quasiment la totalité des internautes français qui étaient 32 millions fin 2008.

Tous les jours,  67% des internautes se connectent en dehors d’obligations scolaires ou professionnelles, pour une moyenne de 12 heures par semaine, tendance qui ne prend pas en compte les 20% de mobinautes français.

Sans surprise les plus jeunes sont très connectés, avec 91% des Français  âgés entre 15-19 ans et 85% des 20-24 ans qui se sont connectés au cours du derniers mois, et plus de 57% de ces populations qui se connectent tous les jours ou presque. Cet ultra connectivité impacte sur la consommation de la télévision, qui a baissé de 2 heures par semaine depuis 1997 pour les 15-24 ans.

Les Français n’hésitent plus à utiliser Internet comme une tribune avec 7% des français qui possèdent un blog ou un site personnel, à ne pas confondre avec les 16 millions possédant un profil sur un site communautaire.

Sur les 31 heures passés devant les écrans par semaine, 21 heures sont consacrées à la télévision et 10 heures aux nouveaux écrans (jeux vidéos, DVD, vidéo sur l’ordinateur ).

Hélas pas plus d’informations sur la consommation de vidéo en ligne à l’heure où Youtube sert plus d’1 milliard de vidéo par jour dans le monde, et que les Américains passent plus de 3 heures par mois à regarder des vidéos sur Internet.

On croise les doigts pour avoir cette data dans l’étude de l’année 2018 :) .

Un point trafic sur Myspace, Facebook et Twitter

Oct 13 2009

social media matchup

le site du Chicago Tribune publie en date du 7/10 les derniers chiffres du trafic sur trois medias sociaux. S’il ne s’agit pas vraiment de compter leurs « divisions » tant leurs usages ne se recouvrent pas vraiment, comme le rappelle Alexis, il est tout de même pas inintéressant de visualiser l’évolution de chacun d’eux. Parallèlement au tassement de Myspace, qui reste cependant très utilisé pour les artistes en général et par les musiciens en particulier qui ont un produit, au sens large du terme, à mettre en vitrine, il est à noter que ce sont les deux réseaux aux fonctions phatiques les plus intenses car les plus développées ou les plus facilement exerçables en temps réel, bien qu’à des modes et degrés divers, qui voient leur trafic augmenter très rapidement. Il faut être connecté…

La forte croissance quasi-continue du nombre de visiteurs mensuels uniques pour facebook a levé certains doutes exprimés ici ou là en 2007/2008 quant à son développement à la suite d’initiatives dont on se souvient. Facebook est donc devenue sans aucun doute la première plateforme (au moins en en nombre de visiteurs et sans distinguer les usages), et si j’en juge par mon entourage, attire de plus en plus les jeunes dès l’adolescence. Une étude de comScore montre d’ailleurs qu’aux UK les 15-24 ont tendance à se disperser beaucoup moins sur les autres réseaux et les délaissent au profit de Facebook. Notons au passage que cela va à l’encontre de l’idée communément admise selon laquelle les jeunes déserteraient les terrains occupés par les plus âgés.

Est confirmée aussi bien sûr l’éclosion pour ne pas dire l’explosion de Twitter devenu incontournable et de plus en plus investi par les compagnies au cours de cette année 2009. La croissance de son trafic dépendra pour une large part d’usages qui restent à imaginer et à développer aussi bien dans et autour de l’entreprise qu’au niveau personnel et qui pourraient permettre à Twitter de dépasser la réputation de source et de production d’infos qui lui est faite. Alexis parle très bien dans son billet des difficultés spécifiques liées à l’appropriation de Twitter, mais certaines pistes d’usages (pour mémoire ici et ) sont, parmi beaucoup d’autres, suffisamment séduisantes pour que des cerveaux (de tous âges) se mettent à phosphorer, ce que traduit l’effervescence dans les médias sociaux de la sphère francophone mise en évidence autour de Twitter qui bénéficie actuellement d’un attention rate très élevé…et à nouveaux usages, nouveaux usagers.

Slideshare googleise son business model

Oct 12 2009

Très belle annonce de SlideShare cette semaine, la réseau social des présentations et slides en tous genres. SlideShare business formule deux promesses :

  • Adshare : vous drainez une audience qualifiée, payée à la performance au CPC, à partir de $0,25
  • LeadShare : de l’acquisition de leads qualifiés pour votre CRM, payés à la performance puisque vous ne payez que le lead acquis. Le coût allant de $1 à $100.

Après avoir créé les usages, fédéré une audience business ciblée, SlideShare entame maintenant l’annonce d’un business model malin, très Google spirit, qui j’en suis certain, rencontrera du succès auprès de cette cible particulière d’audience. J’ai hâte d’entendre les premiers retours d’expérience de campagne et de revenu généré.

Si vous avez expérimenté le service, qu’en pensez vous ? En retirez vous déjà du revenu ?

La démonétisation , ou le vertige qui saisit les médias

Oct 8 2009

Quand Ruppert Murdoch a annoncé, cet été, qu’il repassait au modèle payant (offline compris), beaucoup, dont moi, ont considéré ça comme une sorte de chant du cygne. D’autres pensent que c’est la guerre. Pour ma part, je doute encore de la réponse, mais j’ai bien compris la question. Dans la tempête, on se prend à douter et à entrevoir l’abîme. Aujourd’hui, celui-ci a un nom : la démonétisation. Explications …

En disant que l’on a usé et abusé de modèles gratuits financés par la pub, je ne surprendrai personne. Il en est de même dans le fait de constater que la “crise” rebat les cartes et oblige tout un chacun à réfléchir. Certains pensent qu’il s’agit surtout d’un crach de la publicité plus durable, car lié à l’effondrement de la valeur du clic. Cela a généré tout un débat pour sortir de l’entonnoir, avec l’idée de CPM digital notamment, et pour notre compte une partie de la conviction que l’attention est la vraie valeur des choses.
Peu importe cependant que l’on trouve des solutions qui revalorisent la publicité, quelle qu’en soit la forme. Peu importe aussi que les modèles Freemium soient enfin reconnus à leur juste valeur, la question n’est pas micro-économique. Le débat actuel porte de manière un peu caricatural sur une confrontation de vision entre payant et gratuit.

Dans “Free”, Chris Anderson prend l’exemple du marché des encyclopédie pour illustrer le concept de démonétisation. En 1991, le marché des encyclopédies pesait 1,2Md$ aux USA et était dominé par Britannica. Le produit standard vallait 1000$. En 1993, Microsoft sortit Encarta sur CD-Rom à 99$ et en 1996, le marché s’était contracté à 600M$. Aujourd’hui, à l’heure de Wikipedia, ce marché s’est encore plus réduit et on pourrait penser qu’il va simplement disparaître. Pendant ce temps, les gens qui dépensaient 1000$ dans une encyclopédie en 1991 ont utilisé cet argent à autre chose, sans doute à acheter un PC qui vaut à peu près ce prix, et accéder au web pour lire et parfois contribuer à Wikipedia.
Ce qui fait peur dans cette histoire, c’est de s’imaginer être Britannica et voir disparaître purement et simplement le marché qui forme votre business. Ce qui fait peur, dans cette histoire, c’est la disparition pure et simple de segments entier de business. Ce qui fait peur, aujourd’hui, c’est de voir dans l’absence de solution au financement des médias celui de la démonétisation de l’économie des médias et leur disparition au sens business. On observera alors de manière orientée les débats post-nucléaires du genre mort des journaux ou des journalistes ?, où du positivisme sur l’impact de cette disparition pour la société et la démocratie. De manière volontairement polémique, je dirai simplement que les grecs n’avaient pas de journaux ni de journalistes, mais en avaient-ils besoin ?

Cette vision de cauchemar n’est pas qu’une vue de l’esprit. C’est à mon sens elle qui pousse Murdoch à partir en guerre et à remonétiser avec volontarisme. C’est aussi elle qui fait descendre Google de sa montagne pour proposer un modèle de revenu payant aux médias. En fait, Google se fichait jusqu’alors de la démonétisation des médias. Maintenant, il craint que son modèle publicitaire ne pâtisse de la disparition des contenus des grands médias, de leur qualité, de l’audience qu’ils drainent.
Le payant est de retour, non pas pour remplir les caisses, le payant est de retour pour réinjecter de la monnaie dans le marché et faire cesser sa dégénérescence.

Le paradoxe apparent, c’est que l’audience n’a pas disparue. Elle a même fait mieux que de se déplacer, elle a grandie, notamment du côté des médias sociaix. Il n’est d’ailleurs pas fortui que l’on parle de “médias” sociaux plus que de réseaux sociaux. L’attention des gens, la vraie valeur rare, s’est en effet déplacée du champ des médias “classiques”, versions digitales comprises, vers ce que nous appelions les réseaux sociaux. Les rebaptiser de médias concourre à lutter contre l’idée de démonétisation. Vous verrez qu’on va bientôt réellement considérer les jeux comme du média, à moins que l’on assiste à une fusion entre médias et culture, ce qui serait finalement une conclusion wahrolienne logique.
Le paradoxe apparent, c’est que les médias aient en fin de compte autant de mal à trouver une solution pour monétiser l’audience. Le pire n’est jamais sûr et il y a aussi des modèles qui marchent. Le problème c’est qu’ils ne sont pas sur étagère et qu’il faut aller les trouver dans l’ADN même du média. C’est compliqué et c’est lent. Mais je veux rester positif et penser que ça finira par arriver. Sauf qu’à la fin, cela risque de ressembler à autre chose que ce que nous appelons médias encore aujourd’hui.

La démonétisation est une réalité. Des pans entier de l’économie disparaissent. Nous avions sans doute oublié, que dans l’histoire, des processus de ce genre se sont déjà produits. Il y a un siècle, l’invention technologique du chemin de fer, puis du moteur à explosion, a démonétisé le marché équin. Notre monde hérité de la seconde guerre mondiale était-il à ce point éternel que nous soyons déstabilisé face aux changements économiques actuels ? La démonétisation est un processus normal.

Mais la démonétisation cache en son sein quelque chose de socialement intéressant et de plus troublant. Dans l’histoire du marché des encyclopédie, la phase ultime du processus appartient à Wikipédia, une initiative non-marchande et collective. Quand je dis qu’il faut chercher les 1000$ de 1991 dans le PC de la maison, je suis volontairement réducteur et grossier. Le PC de la maison est “financé” par bien d’autres transferts et cela pourrait être un sujet intéressant. En fait, je suis d’accord avec ceux qui pensent simplement que les 1000$ sont restés dans la poche du client et l’ont en quelque sorte enrichi. Le processus de démonétisation aurait alors profité à tout le monde et libéré des liquidités.
On peut aussi regarder les choses autrement, comme ceux qui voient là-dedans une sorte de néo-socialisme, dénommant ainsi une sorte de resocialisation de marchés. Wikipédia peut en effet être vu comme une sorte de bien commun, ou un service-public nouvelle génération. De là à penser que l’on assiste sur le net à une sorte de réappropriation collective de biens autrefois privatifs, il n’y a qu’un pas.

Personne ne niera cependant que les conditions d’entrée sur les marchés se sont considérablement abaissés à l’heure du web. Et grace au web², ce phénomène est en train de s’étendre aux biens physiques. Parmi les nouveaux entrants, il y a aussi des acteurs non-marchands. Les blogs en sont, d’une certaine façon en ce qui concerne les médias, et c’est bien pour ça qu’ils ont dérangé, et qu’ils dérangent un peu moins depuis que les blogueurs se professionnalisent. La question que je pose ici est celle de savoir si, dans la démonétisation des médias, il n’y a pas aussi une part de resocialisation, à côté du déplacement de la monnaie sur d’autres marchés ?
Pour autant, ce à quoi répond Wikipédia est-il sorti du champ de l’économie ? Evidemment non. En tant que bien public, Wikipédia est un terreau et donc un marché potentiel. Une chose bien comprise par Wikipédia lui-même, mais qui est dérangeante quand elle se concrétise, à l’exemple de ce qu’a fait récemment Orange. Une idée à rapprocher des débats de l’été dernier sur le financement des médias par des fondations …

Le temps est peut-être venu de prendre un peu de distance et de mesurer les mutations à l’oeuvre, les processus de démonétisation, les transferts de masses qu’ils induisent, tout comme la resocialisation de pans entiers de l’économie et la création simultanée des nouveaux terreaux d’économies qu’ils représentent. L’économie de l’immatériel n’est pas simplement la comptabilisation de biens dématérialisés, elle est aussi un nouveau siècle qui ne s’accomodera pas longtemps de ceux qui appliquent sur lui des grilles de lectures postulant la pérennité d’une structure de marché des 30 glorieuses. Il est temps d’avoir l’esprit agile et comme je l’ai dis récemment, un état d’esprit naturaliste dans l’observation des mutations.

Absolutely Kiss-Proof!

Oct 8 2009

Design is Dead just launched a brand new and minty fresh website for Mentos’ latest chewing revelation, Aqua Kiss. A bubbly Flash-production including fun facts and an online survey about kissing behaviour in Belgium and the Netherlands.  They also developed the mail-campaign promoting this new kissproof product. Go click and kiss!

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